L’importance du défibrillateur en 4 questions

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En cas d’arrêt cardiaque : un massage ou un défibrillateur ?

La défibrillation est le seul moyen efficace contre l’arrêt cardiaque soudain car il va permettre de restaurer un rythme cardiaque organisé et une circulation sanguine spontanée. En revanche, le massage cardiaque, lui, permettra uniquement de faire gagner du temps. Ils sont donc tous les deux nécessaires lors d’un arrêt cardiaque. Masser puis défibriller ensuite masser à nouveau….jusqu’à l’arrivée des secours.

Comment sauver des vies quand le temps est compté ?

Le massage cardiaque et la défibrillation peuvent augmenter les chances de survie de l’individu de 5% à 50%. Utiliser un défibrillateur dans les 3 premières minutes augmente les chances de survie à 75%. Chaque minute passée sans défibrillateur, c’est 10 à 12% de chance de survie en moins pour la victime.

Les défibrillateurs peuvent être utilisés par tout le monde ?

Depuis le décret n°2007-705 du 4 mai 2007, l’utilisation des DAE est autorisée par toute personne, qu’il soit semi-automatique ou entièrement automatique même sans formation préalable. Ils vous accompagnent pas à pas lors d’une intervention grâce à des guides vocaux et visuels. Pour les DAE automatiques, vous n’administrez pas le choc, l’appareil le fait tout seul.

Une obligation de protection pour l’employeur ?

En France, les chefs d’entreprise sont les garants de la sécurité. A ce titre, le code du travail met à leur charge une obligation d’assurer la sécurité et de protéger la santé physique et mentale des travailleurs et du public. Ainsi, selon l’article R.4224-14 du code du travail, l’employeur doit mettre à disposition sur le lieu de travail du “matériel de premiers secours adapté à la nature des risques et facilement accessible” afin d’assurer une prise en charge adaptée. Par ailleurs, tout accident survenu sur le lieu de travail, reçoit la qualification d’accident du travail. La victime est alors prise en charge au titre de la législation professionnelle et obtient le versement d’indemnités journalières, la prise en charge de frais médicaux, d’hospitalisation…

N’oubliez pas qu’une personne qui vient en aide à une victime ne peut pas se voir reprocher d’avoir essayé de sauver une vie. En revanche, le fait de ne pas porter secours à une victime peut être considéré comme un délit de non-assistance à personne en danger.

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